Fin de parcours: Soutenance le 04 juillet 2013

soutenanceL’aventure sur doradaf.wordpress.com est presque achevée. La dernière ligne droite s’annonce pour le jeudi 04 juillet 2013. Je soutiens mes travaux de fin de formation à 11h30-12h30 heure de Paris. Entre autres documents à l’ordre du jour: un mémoire, un rapport de stage et cet E-portfolio.
Cela n’aura pas du tout été facile pour moi, je l’avoue! Il a fallu concilier mon travail professionnel au Ministère de la Communication du Cameroun, mon blog professionnel presque orienté vers les mêmes types d’outils technologiques que ceux traités dans cet E-portfolio, le stage en entreprise, les recherches et l’étape de rédaction du mémoire sans compter la compréhension des cours et la remise des devoirs…C’était bel et bien un marathon…

Séquence 10: Enjeux éducatifs et outils à l’ère du web 2.0

Infographie_D9CW3En éducation aux médias comme en formation à distance, il est nécessaire pour tout pédagogue aux troisième millénaire de maîtriser des outils en ligne de son temps. Cette période de l’évolution de l’internet est celle du web participatif, du web social, de l’ère de l’intelligence collective communément appelée web 2.0. C’est dans ce cadre que des outils de présentation comme Animoto et Zoho Show par exemple sont utiles. Grâce à Animoto, l’on peut réaliser des spot ou documents vidéo de petit format permettant. Sur Zohoshow, on a la possibilité de faire des présentations comme sur Power point, accompagnées d’animation et de thèmes moins strict et intuitifs.

Les blogs permettent à leur tour pour l’étudiant sous l’impulsion de l’enseignant de pouvoir développer ses capacités. Il s’agit d’un journal personnel en ligne, qui peut être spécialisé ou professionnel selon son propriétaire. Ici la liberté de ton est possible contrairement aux journaux proprement dit où tout est encadré par une ligne éditoriale. On y rédige des billets ou des posts (articles), en utilisant des mots clés encore appelés tags, qui permettent le référencement des articles sur des moteurs de recherche et la description des publications. Le propriétaire du blog est alors appelé blogueur et la communauté constituée des blogueurs, une blogosphère. l’on peut également vouloir accompagner et compléter l’information donnée sur son blog en collant à l’aspect didactique, ce sont les wiki qui sont utilisés.Dans ce cas, les étudiants peuvent expérimenter l’entretien collaboratif d’un wiki à usage didactique. Chacun peut créer des articles, modifier un article publié même s’il n’en est l’auteur, bref participer à la construction de la plateforme collaborative et éducative. Dans cette catégorie se placent aussi les outils de partage comme Delicious, Scoop.it,

Les espaces de micro-blogging soit les nouveaux médias et les médias sociaux sont désormais en vedette dans l’enseignement web 2.0. En prenant l’exemple de Twitter, le réseau d’informations, l’espace de micro-blogging indiqué, en l’associant au blog, l’étudiant à la possibilité d’animer un fil d’actualité à base des tweets publiés (message de 140 caractères). Comme avec cet espace micro-blogging, l’on peut intégrer des outils de syndication à son blog. L’outil préconisé est le flux RSS dans le but de pouvoir faire récupérer du contenu sur le blog ou de pouvoir en tirer automatiquement sur des sites web ou autres plateformes de contenus en ligne.
NB: Notre réflexion s’appuie sur un travail effectué sur le wiki collaboratif du Master (Module Web 2.0 et usages dynamiques) en binôme avec Fatima Zahra Mezzat.

Stage: Une expérience du « Community and capacity building Management » à Ingenieris Cameroun

CommunityManagementLe community management est l’un des nouveaux métiers de la communication né de l’avènement du web 2.0, de l’ère cybériste. Il consiste ainsi à animer et à gérer des communautés en ligne pour le compte d’une entreprise ou d’un produit. En ce sens, il est généralement pratiqué via les médias sociaux selon les règles de la nétiquette. Au-delà de ces activités principales en community management, il est très fréquent de voir l’exercice de ce métier en mode d’expertise en communication et marketing. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les tâches réalisées lors de notre stage académique de 03 mois, effectué du 14 janvier au 14 avril 2013, au sein de l’entreprise Ingenieris Cameroun à Yaoundé.
Pendant ce stage, nous avons proposé un plan de communication général de l’entreprise basé sur les nouveaux médias notamment; un plan marketing de l’un des produits phares de l’entreprise http://www.ruedelajoie.com. Ces plans visent à reconstruire les stratégies de community management d’Ingenieris Cameroun. En ce qui concerne le « capacity building management » nous avons animé des sessions de formation sur les thèmes: Développer les médias dans les communautés décentralisées grâce aux logiciels libres ;Rentabiliser l’information sur le web grâce aux TIC;Animation d’un blog audiovisuel : session pratique. Nous avons surtout pu organiser un atelier sur « Comment développer les compétences informationnelles numériques à usage médiatique ? ». Dans l’approche genre, ce stage nous a donné l’occasion de procéder au recensement des femmes se démarquant dans le domaine des TIC dans le but de les amener à animer le programme « Women and TIC » d’Ingenieris Cameroun, destiné à la formation des femmes et jeunes filles dans les métiers des TIC.

Capture rapportSur un plan plus inventif, nous avons pu piloter le projet de création d’une plateforme Open Source réunissant un ensemble non exhaustif de logiciels libres à usage médiatique. La plateforme baptisée OpenMedia est déjà dans sa phase de finalisation au niveau de la communauté Ubuntu Cameroun. En outre, ce stage, nous aura surtout permis de travailler à la mise en place d’une plateforme web de ressources éducatives Matic.edu:notre projet d’éducation aux médias en ligne qui verra le jour probablement avant la fin 2013.
Il faut noter cependant que les approches d’éducation aux médias usitées pendant ce stage, ont permis de redéfinir les stratégies communicationnelles de l’entreprise, de lui faire une nouvelle clientèle et surtout de mieux appréhender les outils du web 2.0 dans le cadre d’une formation-école. Des expériences qui ont été tout de même réalisées avec quelques difficultés. La plupart des obstacles étant liés au temps imparti pour les activités à Ingenieris. Une durée de stage jugée quelque peu insuffisante pour la réalisation optimale du cahier de charges défini soit par l’entreprise soit par nous-mêmes. Un autre facteur relevé, le fait que ce stage se déroulait en même temps que les études et notre travail professionnel a contribué à réduire le champ d’exercice en entreprise.
Sur le plan personnel, ce stage nous aura permis d’appliquer un certain nombre d’acquis académiques en situation professionnelle. Cette expérience contribuera à coup sûr à parfaire notre projet Matic.edu et à définir une stratégie de « community management » appropriée pour notre blog professionnel http://www.dorotheedanedjo.com.

Mémoire: La pratique de l’éthique et de la déontologie en webjournalisme au Cameroun sous le prisme de l’éducation aux médias

capture mémoireLe travail de recherche que nous avons mené pendant notre formation porte sur « la pratique de l’éthique et de la déontologie en webjournalisme au Cameroun sous le prisme de l’éducation aux médias ». Il vise à démontrer que l’adoption d’une approche d’éducation aux médias appropriée aux médias en ligne contribue à responsabiliser les webjournalistes dans l’exercice de leur profession au Cameroun. Il s’agit ici de réaliser un descriptif de la profession de webjournaliste et des différents principes d’écriture en ligne, des types de journaux en ligne et des genres rédactionnels qui le constituent, et, ensuite de faire un état des lieux des textes réglementaires portant sur l’éthique et la déontologie au Cameroun et la Netiquette. Une enquête par questionnaire quantitatif a permis de déterminer les niveaux d’appropriation de l’éthique et de la déontologie par les journalistes multimédia Camerounais.
Ainsi l’enquête révèle que 77% des webjournalistes interrogés ont en majorité reçu une formation en éthique et déontologie préalable dans des structures académiques spécialisés dans le journalisme classique. A propos de la création et l’adoption d’un code ou charte d’éthique et de déontologie en webjournalisme au Cameroun, l’ensemble de la population étudiée, est totalement favorable. 100% des journalistes multimédias enquêtés sont en faveur de la mise en place d’un projet d’éducation aux médias en ligne afin d’avoir plus de professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions.
Eu égard à ces statistiques, nous pouvons affirmer que l’éducation aux médias peut contribuer à rendre le webjournaliste au Cameroun responsable et respectueux des règles d’éthique et des principes déontologiques. Il faudrait cependant que les règles éthiques et déontologiques pratiquées en webjournalisme, conséquences d’une formation préalable en journalisme classique, soient confortées par une charte appropriée aux médias en ligne.

Matic.edu: Mon projet d’éducation aux médias

logo_maticLe projet d’éducation aux médias sur lequel je travaille depuis le début de cette formation est créé à l’intention des acteurs du secteur de la communication. Il se nommera « Matic.edu », soit Médias assistés par les TIC (technologies de l’information et de la communication). Ce sera une plateforme web à vocation éducative. Son public cible est inévitablement constitué des personnels des médias du Cameroun et d’Afrique, et, en général, de toute personne dans le monde en quête de solutions techniques d’amélioration des habitudes de collecte, de traitement et de diffusion de l’information dans les médias.
Cette initiative naît du constat selon lequel il manque de structures de formation adéquates en journalisme multimédia au Cameroun et de plateformes didactiques dans le domaine des techniques de communication en Afrique. Les enjeux de ce projet Matic.edu doivent permettre de répondre à la question essentielle : Comment aider les personnels des médias à pouvoir remplir leur mission grâces aux technologies numériques ?
Le projet Matic.edu se fonde sur une approche de l’éducation aux médias basée en majorité sur les nouveaux médias, sur les outils du web 2.0. Afin de réussir la mise en place de cette approche que nous avons convenu d’appeler approche technico-intellectuelle d’éducation aux médias, il faudra former les acteurs du secteur des médias, les divers intervenants dans la création des supports communicationnels à des outils spécifiques tels : des sites web ou des blogs, des réseaux d’informations comme Twitter, des réseaux sociaux comme Facebook, des plateformes d’intégration d’informations audiovisuelles (www.youtube.com, http://www.deezer.net, http://www.coveritlive.com, http://www.dipity.com…). Pour la modélisation de Matic.edu, nous avons travailler au travers des orientations des modules D9C02, Simulations et scénarii; D9C04, Évaluation des contenus des projets; D9CW2, Dispositifs et gestion. Quelques idées concrètes se retrouvent dans ce scénario pédagogique:

Concrètement, le projet d’EAM Matic.edu sera principalement mis en place sur Internet via un site web(www.matic.edu). Pour ce faire, lors de notre stage, nous avons muri l’idée avec Ingenieris Cameroun, notre entreprise de stage. Ce qui nous a permis de concevoir une coquille visuelle du site web en html, css et php.(Elle n’est pas encore nette, pas très fameuse…ne suis pas très bonne en webmastering). On peut la consulter sur http://www.ingenieris.net/matic/Matic.html. Un développement web plus professionnel sera effectué par la suite.
L’ensemble des réflexion que nous avons menées dans le but de parfaire matic.edu, nous avons identifier des tâches à réaliser en six mois avant le lancement officiel de la plateforme diactique. Il s’agit de:
-Recenser des potentiels contributeurs, les former et constituer une équipe ;
-Collecter des ressources didactiques gratuites en ligne (audio, vidéo), en respectant les droits d’auteurs et voisins d’utilisation ;
-Dénicher des partenaires techniques pouvant appuyer le projet ;
-création d’une interface Ubuntu de logiciels libres à usage médiatique ;
-Lancer officiellement le projet d’EAM dans sa phase online via Matic.edu : Organiser une cérémonie de présentation publique du site web.
Le projet Matic.edu permettra de développer des compétences spécifiques chez les publics:
-Compréhension grâce à l’apprentissage des différents tutoriels et des ateliers pratiques de formation en présentiel.
-Créativité au travers des exercices pratiques en présentiel et la publication dans le cadre du blog mis en place sur le site web.
-Esprit critique : Le projet d’EAM Matic.edu donnera la possibilité d’ouvrir les horizons des différents apprenants et formateurs en leur proposant divers outils. Ce qui leur permettra de faire un choix judicieux et personnalisé en fonction des usages voulus après la formation en ligne.
-Consommation : Adoption des différents tutoriels et techniques recommandés sur le site
Capture Matic

Concentration et convergence des groupes de communication: Le cas de la CRTV

On parle de concentration des entreprises médiatiques pour désignerla centralisation du capital de plusieurs entreprises, sans
forcément induire une mise en commun de leurs moyens de production. Précisément, cela signifie que les entreprises médiatiques faisant l’objet d’une concentration, peuvent avoir des liens capitalistiques avec d’autres entreprises sans que forcément des synergies industrielles ne soient mises en œuvre pour leur activité de base : la production de l’information d’actualité. L’on distingue alors 3 types de concentration: la concentration verticale, la concentration horizontale et la concentration conglomérale.
Dans sa forme horizontale, la concentration des entreprises médiatiques est un regroupement d’entreprises qui produisent des biens ou des services similaires. Quand on l’appelle concentration verticale, cela renvoie à un regroupement d’entreprises dont les activités sont complémentaires les unes des autres. On parle de concentration conglomérale quand cela consiste en un regroupement d’entreprises oeuvrant dans des secteurs d’activités éloignés.
Une autre notion est également prise en compte en production de l’information: la convergence.Il s’agit d’un phénomène d’origine technique, lié aux développements de l’électronique. L’on note cependant que la convergence peut également d’ordre politique du fait de l’intervention des pouvoirs publics, d’ordre économique en fonction des applications élaborées par les industriels et d’ordre sociale selon l’appropriation faite par les utilisateurs. Le schéma du processus de convergence des industries de communication est le suivant:
convergence
Au terme de l’appropriation de ce type de notions dans le cadre du Module D9CP2, Production de l’information de Franck Rebillard, nous avons pu produire un dossier de production sur le groupe de communication CRTV (Cameroon Radio Television). Notre travail s’est appesanti en particulier sur les médias radio et online.

Stéréotypes et représentations dans deux articles de la presse camerounaise

Laurence Corroy dans le module D9CP4 défini le stéréotype comme étant « une idée toute faite, acceptée d’office sans être remise en question par une personne ou un groupe. Le stéréotype attribue des caractères particuliers à une personne, un groupe ou un objet, en fonction de la culture particulière dont il est issu. Ne reposant sur aucun critère scientifique, le stéréotype s’avère très résistant au changement : il facilite la vie sociale en proposant des perceptions partagées par un grand nombre même si elles sont partiellement ou majoritairement inexactes. » Par contre, la représentation fait référence à un fait avéré, un fait présent:« l’image fournie à l’entendement par
les sens ou la mémoire ». Afin de mieux cerner les deux notions, nous avons étudié deux articles de la presse camerounaise.« ASSEMBLEE NATIONALE : Les réalités de l’école primaire expliquées aux députés », Quotidien Mutations N°3289 du vendredi 23 Novembre 2012 et « REFLEXION SUR L’EDUCATION DE BASE : Gouvernance. Un atelier parlementaire pour cet ordre d’enseignement a eu lieu hier à Yaoundé », Quotidien Le Jour N°1321 du vendredi 23 Novembre 2012. Voici un aperçu visuel des articles:
Articles représentations
Les informations données par l’article de Mutations sont:
-Transparency International a eu un échange sur l’éducation de base avec les élus de la nation
-La rencontre a lieu quelques jours avant le passage du Ministre de l’éducation de base devant la commission des finances et du budget pour la défense de son enveloppe budgétaire
-Il s’agit d’un « atelier parlementaire d’échanges et de réflexion sur la gouvernance dans l’éducation de base »
-C’est la branche camerounaise de Transparency International qui est concernée
-Cette rencontre selon Charles Nguini le président de Transparency International Cameroun « Informer et sensibiliser les élus de la nation sur les réalités de l’école primaire au Cameroun afin de mieux contrôler le gouvernement »
-Il s’agit de plusieurs enquêtes portent sur : « l’absentéisme des enseignants dans les écoles primaires publiques et sur l’impact de la gestion des dotations financières et matérielles de l’Etat aux écoles primaires publique sur la politique éducative de gratuité et d’obligation scolaire ».
-Les résultats montrent « des déficits de transparence dans la répartition des dotations par poste de dépense dans les écoles primaires. L’absence de contrôle de l’utilisation des montants alloués aux écoles, l’opacité relative au paiement de la prime de rendement aux enseignants. Et la non effectivité de l’assurance scolaire »
-Écart entre quantités requises pour le fonctionnement des écoles et les qualités offertes
-Selon Transparency international, il existe des cotisations « obligatoires » au sein des enseignants. Elles participent à l’achat du matériel didactique, des infrastructures et des consommables des enseignants.
Le quotidien Le Jour quant à lui parle de la même information en ces termes:
-Rencontre de Transparency International avec la commission d’éducation, de la formation professionnelle et de la jeunesse
-Objet de la rencontre : un atelier de « gouvernance dans le secteur de l’éducation de base »
-Selon une enquête réalisée par Transparency International : il faut 14 000 enseignants et 17 000 salles de classes en 2015 pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement au Cameroun : 58% des écoles enregistrent des performances faibles ; dans la région du centre, on enregistre 15% d’absentéisme des enseignants
-Pour Charles Nguini (président de Transparency International), les parents payent trois fois plus que les frais exigibles
-C’était en présence d’un représentant de l’union européenne, Martinez Belenga.
-Le président de la commission de l’éducation, de la formation professionnelle et de la jeunesse, Amadou Adji précise que l’initiative de Transparency International sera « capitalisée ».
En termes de représentation sociale, les deux articles posent implicitement les déclarations de Transparency Internationale, branche du Cameroun comme parole d’évangile. Ce qui implique pour eux que les arguments que pourraient apporter les parlementaires.
Du point de vue de l’écriture journalistique, l’on remarquera que l’article du quotidien Mutations est plus mis en valeur par rapport à celui du quotidien Le Jour bien qu’ils soient tous les deux publiés en page 5 (deuxième page de droite après la Une). Pour cause, celui de Mutations est en colonne droite en haut de page pendant que celui de Le Jour est ventre et pied de page gauche. La représentation que se fait donc les auteurs du journal des faits traités dans ces textes montre que c’est une information primordiale de seconde zone. Elle implique une importance seconde et mérite une attention particulière de ses lecteurs.
La représentation que se fait les deux journalistes signataires des articles du corps des métiers de l’enseignement primaire est qu’il existe un laissez-aller dans la gestion des affaires. Cela est dotant plus perceptible lorsque Mutations met en exergue les résultats de l’enquête de Transparency International.
Néanmoins, dans les deux articles, les auteurs ont un stéréotype en commun : L’assemblée nationale (parlement) et le gouvernement représentent la même chose dans leur entendement. Pour cause, dans les deux articles de presse, on parle de « gouvernance ». Ce qui entraine le préjugé social selon lequel, ce qui est fait pas le gouvernement est « mauvais » a priori, et ce qui est proposé par des organisations non gouvernementales est « toujours juste ». Spécifiquement, lorsque Le Jour signale la présence d’un représentant de l’Union Européenne à la rencontre, il présuppose que les propositions de Transparency International devraient se poser en incontournable pour les députés.
Dans un souci de mise en valeur de son article, le quotidien Le Jour y insère une illustration photographique externe au lieu de déroulement du fait relaté dans l’article : une cour de récréation où des élèves jouent. Le stéréotype identifiable se ressent au travers d’un préjugé détectable : l’on ne s’occupe pas assez des enfants dans la région du Centre raison pour laquelle ils jouent régulièrement.
Le fait que le quotidien Mutations ne donne nulle part la parole à un parlementaire laisse transparaître deux stéréotypes : le parlementaire n’a son mot à dire de pertinent sur cette question et il devrait se contenter d’appliquer les propositions de Transparency International.

E-learning 4.0, P-learning, enseignement en 4D

p-learningUne projection sur les nouvelles technologies à utiliser en 2030 est-elle possible? Nous le pensons au travers du web 4.0, du P-learning: c’est la prochaine étape de l’éducation à distance dans l’ère du web 4.0. A cette période de l’évolution du web, on parle de « pervasive learning ».
A notre avis, le P-learning apparaît inévitablement comme le mode d’apprentissage en ligne probable dans les années 2030. L’on sera à l’ère du 4.0, la période de l’évolution du web qualifiée de web symbiotique, de web intelligent. Toutes les technologies innovantes de formation mises en place auront pour but premier de refléter les pensées des apprenants et formateurs. Parmi celles-ci on peut citer: « l’intello-ordinateur », « l’audiomètre », « la phonothèque », « le testographe » entre autres. Tous des mots que nous avons créés pour identifier des outils que nous imaginons pour cette ère. Nous imaginons tout de même que l’ère du 4.0 pourra présenter des contraintes, principalement, la question de la protection des données et le dispositif de réseau sans fil. Afin de mieux schématiser notre idée de la formation à distance en 2030, nous nous sommes inspirés des lignes directrices identifiées sous forme de question par Olivier Cotinat, notre enseignant, dans le cadre du module D0CF2, Voix et video sur IP. Notre idée schématisées dans la présentation ci-après.

Politiques ministérielles et MOOC

Le 18 février 2013, une visioconférence sur le thème « Politiques ministérielles: quel avenir pour les MOOC dans l’enseignement supérieur francophone » s’est tenue dans le cadre des Lundi du Master. De manière concrète, le Le sigle MOOC représente Massive Open Online Courses. Ce qui signifie littéralement cours en ligne ouverts et massifs. Il s’agit de formations ouvertes et à distance. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont nombreux et dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Dans la plupart des MOOCs, les ressources éducatives libres sont généralement utilisées.
Pour l’organisation de cette visiocommunication, nous étions 4: Morgane Madeline-Massart(Animateur), Fatima Zahra Mezzat (Technicien), Noureddine Hassani (Modérateur) et moi-même Dorothée Danedjo Fouba (Communicatrice). Les informations publiées avant pendant et après cette visioconférence sont disponibles sur le blog des visioconférence du Master. L’équipe organisatrice a pu résumer son travail dans cette infographie.
Synoptique technique
Voici tout de même ce que l’on peut retenir des interventions du 18 février dernier.
Eric Bruillard, chercheur au laboratoire Sciences et Techniques pour l’Education et la Formation, a proposé un bref panorama des MOOCs existants et a souligné l’actualité du sujet (pour en savoir plus, notamment sur la distinction entre cMOOCs et xMOOCs, se reporter à l’article Chronique des MOOCs co-écrit avec Mathieu Cisel). IL a insisté sur les problèmes particuliers posés par l’évaluation et la certification des MOOCs: le grand nombre d’apprenants rend les choses beaucoup plus complexes que dans les dispositifs à distance classiques. Les dispositifs de MOOCs américains s’appuient notamment sur une culture du QCM très prégnante, et délèguent souvent la certification à un organisme tiers. Les QCM, qui sont faciles à automatiser au niveau informatique, permettent la remontée d’un grand nombre de renseignements intéressant sur les processus d’apprentissage, qui devraient faire l’objet d’études qu’il faudra suivre dans les années qui viennent. D’autres dispositifs d’évaluation existent, par exemple l’évaluation par les pairs de devoirs rédactionnels complexes dont la correction automatique n’est pas envisageable. Un système de gestion du plagiat doit alors être mis en place. Se pose par ailleurs la question de la certification: où placer le curseur pour certifier la réussite des apprenants? Quel niveau de suivi des cours et de réussite aux exercices demander? Le fort taux d’abandon ne pousse-t-il pas parfois les organisateurs de MOOCs à donner la certification à des personnes dont le seul mérite est d’être allée jusqu’au bout? Enfin, de telles certifications auront-elles un jour une valeur reconnue par les universités et les employeurs en France?

Didier Oillo , directeur scientifique de l’Agence Universitaire de la Francophonie, a qualifié de « démarche expérimentale » la création de deux MOOCs qui seront proposés à partir de la mi-avril aux professeurs du premier degré d’Afrique francophone (Scénarisation et planification pédagogique ; Evaluation). Les pays d’Afrique francophone, qui connaissent une croissance démographique forte, sont des cibles intéressantes pour ces MOOcs de type connectivistes dont le but est d’accroître la qualité de l’enseignement en langue française dans les écoles primaire. L’AUF pourrait à terme envisager de créer d’autres MOOCs, dans la perspective d’un service d’éducation populaire en langue française proposé à l’ensemble du public francophone: il existe un grand nombre de ressources pédagogiques disponibles dans des portails de ressources thématiques, il serait intéressant de les utiliser. L’AUF a recherché une organisation matérielle et pédagogique pertinente pour ses MOOCs proposés aux pays d’Afrique francophone: ressources utilisables sur téléphones portables, et adaptées à un accès au réseau pas toujours optimal; organisation en groupes et en sous-groupes pour favoriser des interactions entre apprenants. L’AUF est accompagnée sur ce projet par l’université de Cergy-Pontoise, qui capitalise sur l’expérience acquise dans la certification à distance du C2i2E (évaluation par les pairs, gestion du plagiat…), et qui pourrait également servir d’organisme certificateur, si les problèmes administratifs inédits que cela pose sont surmontés.

Arthur Stril et Rémi Morilleau, élèves-ingénieurs de l’école des Mines, ont ensuite présenté le projet OpenCampus, qu’ils ont initié dans le cadre du Challenge Administration 2020 auquel ils participent. Si leur projet est retenu, il pourrait recevoir des financements de la part de l’Etat. Les MOOCs permettent une accessibilité des cours plus large pour de nouveaux publics; il permettraient par ailleurs de faire des économies d’échelle et de freiner la croissance des frais de scolarité. Ils permettent surtout d’envisager de nouveaux paradigmes d’enseignement, reléguant les apprentissages passifs aux temps hors cours, pour mettre l’accent sur la réelle plus value de la présence d’une enseignant pour des temps de travaux dirigés et de recherche (modèle de la classe inversée). Une valorisation efficace des contenus francophones passerait par la création d’une plateforme française de référence pour les MOOCs. Les annonces faites par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sur « 20 % des cours en ligne en 2017 » font craindre, si rien n’est fait pour fédérer et organiser le mouvement, la mise en ligne de longues ressources filmées qui ne seront que de peu d’intérêt pour le public. Arthur Stril et Rémi Morilleau ont proposé un modèle de gestion du projet ainsi qu’une estimation des montants nécessaires pour le lancer, en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas seulement de créer une plateforme mais de proposer des services autour. Ils ont enfin souligné l’intérêt que présenterait l’utilisation de MOOCs dans le secondaire.